
Tout commence en Octobre 2012, à Papeete (Tahiti – Polynésie française) période où l’affaire éclate au grand jour. Enfin… localement. En France, pas un mot ne sera chuchoté dans la presse. L’enquête part d’une investigation sur le trafic de drogue et la prostitution d’enfants suite à une lettre anonyme adressée à la police. Rapidement, suivant les commentaires sous les articles des journaux locaux online, on découvre que tout le monde savait ce qu’il se passait. Le lieu incriminé : Le bar Ute Ute, dirigé par Marc Ramel. L’étage, à en croire les nombreuses personnes s’exprimant à ce sujet, était bien connu des locaux comme abritant ce qu’ils décrivent comme « des parties fines » ou des mineurs « très mineurs »(pour reprendre les propos d’un habitant de Papeete) étaient prostitués. La population semble très très clairement indiquer que depuis très longtemps la police aurait dû intervenir. Par ces mêmes commentaires – avant de retourner à notre sujet principal – on apprend qu’une fois la nuit tombée, dans les rues de la capitale, ce sont des dizaines d’enfants qui sont prostitués et, ça aussi, tout le monde semble le savoir… Dans ces mêmes journaux locaux, un seul article stipulera la présence, au sein de ce réseau, d’une agence de mannequin. Fait pourtant très important. Il s’agit de « Bora Agency », dirigée par Sabine Boiron, une ancienne institutrice. Elle est la maîtresse d’un puissant homme d’affaire, à la tête de plusieurs grands hôtels de luxe, Thierry Barbion. Précision, elle est aussi la cousine de la femme de ce dernier, Thérèse Moke, qui avait été Miss Tahiti … Son job est simple : recruter des filles, les droguer avec de la méthamphétamine, les rendre accros, les prostituer dans le bar VIP Ute Ute de Marc Ramel. Thierry Barbion est mêlé à ce trafic mais il semble, encore aujourd’hui, compliqué de comprendre son rôle exact au sein de ce réseau pédophile. Il est lui même pédophile, ayant abusé de jeunes filles ramenées par la traînée lui servant de maîtresse. Partant du principe qu’il est celui au carnet d’adresses le plus rempli, il reste fort probable que cette ordure servait de contact local pour touristes de luxe afin de savoir « où » se procurer des petites mineures. Parmi les membres de ce réseau, il avait un ancien instituteur, Stimson Aiho.
Le verdict avait eu lieu le 19 aout 2019. Thierry Barbion, Sabine Boiron et Marc Ramel avaient fait appel. Le 23 septembre 2019, la justice a accordé les demandes de remise en liberté déposées par les avocats de Thierry Barbion et Marc Ramel. Ils sont tous deux libérés sous contrôle judiciaire. L’homme d’affaire et l’ancien gérant du bar de Papeete, le Ute Ute, doivent tous les deux remettre leur passeport à la justice et pointer une fois par semaine, en gendarmerie. Sabine Boiron, en revanche, est maintenue en détention.
Le procès en appel a eu lieu en mars 2020. Le verdict du 19 mars 2020 a confirmé les peines prononcées en première instance concernant Sabine Boiron, Thierry Barbion et Marc Ramel. A l’issu de l’audience, Thierry Barbion et Marc Ramel sont allé en détention.
L’AFFAIRE
- OCTOBRE 2012
- PROSTITUTION D’ENFANTS, TRAFIC DE DROGUE
- POLYNÉSIE / TAHITI
- 10 PERSONNES INCRIMINÉES
- ILS DONNAIENT DE LA METH AUX ENFANTS…
- BOIRON EST CENSÉ ÊTRE LE CHEF DU RÉSEAU MAIS… ELLE RESSEMBLE PLUS À UN PETIT MAÎTRE-CHIEN QU’À AUTRE CHOSE. C’est aussi la cousine de la femme de Barbion. Elle était sa maîtresse. Présidente de l’Agence Bora pour aider les filles à être modèles. Elle y travaillait en collaboration avec un certain Arnaud Anjou – fashion designer.
- BARBION ÉTAIT DANS L’IMMOBILIER
- MARC RAMEL EST LE PROPRIÉTAIRE D’UNE BOÎTE DE NUIT ACCUSÉ DE VIOLER DES JEUNES FILLES. UN JEUNE DE 13 ANS VIOLÉ EN ÉCHANGE DE DROGUE…
MODUS OPERANDI :
- DROGUER DES ENFANTS, LES RENDRE ACCROS, LES PROSTITUER A DES ADULTES EN ÉCHANGE DE DROGUES…
LA LISTE DES ACCUSÉS ET LE VERDICT :
Les verdicts impliquent tous des peines de prison :
Le premier procès le 30 août 2019 :
- 7 ans ferme pour Sabine Boiron (réseau de prostitution de mineurs)
- 4 ans ferme pour Thierry Barbion (prostitution de mineurs et corruption de mineurs)
- 4 ans ferme et l’interdiction à vie d’exploiter un établissement de nuit et d’exercer une activité professionnelle en lien avec des mineurs, pour Marc Ramel le patron du bar (prostitution de mineurs et corruption de mineurs). Absent au procès et actuellement en métropole pour « raisons personnelles », un mandat d’arrêt avait été lancé à son encontre.
- 6 ans ferme avec mandat de dépôt et l’interdiction d’exploiter un établissement etI l’obligation de verser 500.000 Fcp aux victimes pour préjudice moral, pour Gerardo Lozano (prostitution et corruption de mineurs)
- 3 ans dont 1 avec sursis, pour Stimson Aiho-Le Loch, l’ancien instituteur, (dealer et abus sexuel de mineurs)
- 6 mois pour Albert Amaru (consommation de drogue)
- 3 ans ferme avec mandat de dépôt, pour Patrick Céran-Jerusalémy (dealer)
- 18 mois pour Dany Cuthers (dealer)
- 24 mois pour Gerry Faatau (dealer)
- 2 ans de prison ferme pour Henri Marin . Absent tout au long du procès, un mandat d’arrêt a été également lancé à son encontre.
UPDATE 2025 :


le 19 août 2021 : La Cour d’appel de Papeete a accepté hier la demande de détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) de Thierry Barbion et Sabine Boiron. Ce 23 septembre, la justice a accordé les demandes de remise en liberté déposées par les avocats de Thierry Barbion et Marc Ramel, dans l’affaire dite « Boiron ». Ils sont tous deux libérés sous contrôle judiciaire. L’homme d’affaire et l’ancien gérant du bar de Papeete, le Ute Ute, doivent tous les deux remettre leur passeport à la justice et pointer une fois par semaine, en gendarmerie.Sabine Boiron, en revanche, est maintenue en détention.
Le 24 aout 2024 : Sabine Boiron comparait devant le tribunal correctionnel dans le cadre d’une escroquerie au Fonds de solidarité aux entreprises qui avait été instauré durant la pandémie.Dans le cadre de cette affaire, il est reproché à Sabine Boiron d’avoir indument perçu le Fonds de solidarité aux entreprises (FSE) mis en place par l’État en avril 2020 pour aider les petites et moyennes entreprises à traverser la crise économique. Des faits qui auraient été commis entre juillet 2020 et décembre 2021 alors que l’intéressée avait été libérée de prison en août 2021. Elle percevait donc les fonds alors qu’elle était incarcérée et ce, au préjudice de la Direction des finances publiques en Polynésie française et de la Caisse de prévoyance sociale qui sont donc les victimes de cette nouvelle affaire. Également appelée pour déclaration incomplète, Sabine Boiron devait être jugée aux côtés d’une femme de 44 ans, accusé de complicité d’escroquerie et de travail clandestin. L’avocat de Sabine Boiron n’étant pas présent à l’audience, le procès a finalement été renvoyé au 29 avril 2025.
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