CENTRE DE LOISIRS CHÂTENAY-MALABRY: Deux plaintes pour viol sur mineur : classement sans suite



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Nous souhaitons vous parler d’un déni de justice, qui n’est pas sans rappeler l’affaire que nous avons relayé en décembre 2024 concernant un employé du Centre Éducatif Européen, en Belgique, où la parole de l’enfant n’avait pas été prise à sa mesure et où l’enquête ne semblait pas aboutie. D’autres dossiers pour lesquels nous avons été contactés depuis la création de la Team Fsociety, rappellent les mêmes caractéristiques. Nous faisons le constat que pour les parents d’enfants victimes de pédocriminalité, la bataille est parsemée d’incompréhension et de manque d’appuis.

Voici l’histoire de Cindy qui depuis deux ans, avec l’aide précieuse de son avocate, Maître Bhavani Kichenin, se bat pour la vérité. Au regard des faits et des attestations médicales rédigées par les médecins qui ont pris en charge sa petite fille, le classement sans suite de sa plainte pour agression sexuelle sur mineur est un coup de massue.

Cindy est la maman d’une petite fille de quatre ans qui présente un léger retard de langage et suivait des séances hebdomadaires d’orthophonie. Pour compléter cette aide à l’acquisition de la parole, elle avait pris l’initiative de l’inscrire au centre de loisirs de sa ville tous les mercredis afin qu’elle côtoie d’autres enfants. La petite fille s’adapte bien mais le 14 février 2024 rien ne se passera bien. Cindy était venue chercher sa fille avec son fils ainé au centre de loisirs Jules Verne à 18h00 comme tous les mercredis et le personnel l’informe que sa fille avait beaucoup pleuré et de façon anormale. Sur le chemin du retour vers la maison, elle remarque que la démarche de sa fille était étrange, comme si quelque chose la gênait. La petite fille avait dit qu’elle avait « bobo » plusieurs fois en pointant son doigt vers le bas du corps. Elle avait cru à un caillou dans ses chaussures mais après l’avoir déchaussée ce n’était pas la cause de ses souffrances.

Arrivés chez eux, elle déclara vouloir aller aux toilettes en insistant pour sa maman l’accompagne alors qu’elle était autonome depuis. C’est à ce moment-là que Cindy découvre, horrifiée, du sang sur la culotte de sa fille de 3 ans qui hurlait en urinant. La maman a été prise d’un malaise et se reprends pour consoler sa fille. elle appelle le 15 qui lui dit de se rendre immédiatement aux urgences de l’hôpital Béclère. Un médecin a pris en charge la petite fille et demande à la maman de prendre des photos des parties intimes de sa fille. Elle repart avec une ordonnance de Doliprane, un certificat médical et la consigne d’appeler le lendemain l’hôpital de Garche. Lors de l’appel téléphonique, on lui explique qu’elle ne peut pas se présenter à Garche avec sa fille car cela doit passer par une plainte puis une ordonnance du procureur.

Le lendemain matin, Cindy s’est rendu au commissariat et a attendu plusieurs heures, jusqu’à ce qu’une policière lui dit de rentrer chez elle en l’informant que le certificat suffit et qu’elle allait être appelée. Une fois rentrée chez elle, elle appelle l’hôpital Béclère et converse avec une assistante sociale qui contacte elle-même le procureur et lui demande de venir. Elle s’y rend avec sa fille qui saignait toujours. À la vue des clichés pris par le médecin montrant des traces au niveau de la vulve et des égratignures Cindy est prise d’un malaise. Le médecin l’informe qu’il allait envoyer ces constatations au magistrat en ajoutant « Vu les saignements je pense que votre fille a besoin de points de suture« . Transférée au Kremlin-Bicêtre, un chirurgien lui fait trois points de suture sous anesthésie générale.

Le 19 février 2024, Cindy a été reçu par la responsable du service scolaire à qui elle a transmis le premier certificat ainsi que le compte-rendu de l’intervention chirurgicale et lui fait part de son souhait de faire changer ses enfants de centre de loisirs. Cette responsable refuse en ajoutant « Vous allez arrêter vous accusations vous n’avez pas de preuves et c’est la première fois que le centre de loisirs est mis en cause« . Ce qui était faux, Cindy l’apprendra plus tard.

Elle a déposée plainte le 26 février en joignant les deux pièces médicales. Après les avoir consultées, le policier lui dit qu’il ne peut pas nommer de chef d’accusation étant donné que le médecin n’avait pas indiqué la cause des blessures comme étant un viol ou une agression sexuelle. Après discussion, il rédige la plainte pour agression sexuelle mais refuse de l’adresser au centre de loisirs, mais contre X. Elle insiste mais il persiste en lui disant « Je connais mon boulot, vous regardez trop de séries policières« .

La Mairie avait été informée le 22 février par la police qu’une famille avait désigné nominativement un agent communal dans le cadre d’une plainte. En concertation avec les services de Police, la Mairie a pris le jour-même, un arrêté municipal de suspension, appelé mesure conservatoire d’urgence, pour l’agent concerné. Ainsi, cette personne n’a plus été autorisée à retourner sur son lieu de travail à compter du 22 février.

Au terme d’une enquête préliminaire de quatre mois la justice décide d’un classement sans suite pour «fautes d’éléments suffisants». Cela est incompréhensible au regard du rapport chirurgical versé au dossier et des deux autres plaintes pour agression sexuelle déposées quelques semaines avant la plainte de cette maman, concernant des enfants fréquentant le même centre de loisirs, dont un enfant qui avait désigné un employé. Il est à savoir que l’enquête a été orientée sur l’unique hypothèse de la chute de la petite fille, les policiers ayant dirigé leurs questions dans ce sens sans tenir compte que les médecins ont attestés que, la plaie vaginale de 5 millimètres de la petite fille de trois ans étant franche, elle excluait de facto l’hypothèse d’une chute. Les enquêteurs n’avaient alors pas exploré la cause humaine.

Le maire de Chânetay-Malabry avait communiqué la décision du substitut du procureur du 92 du classement sans suite des trois plaintes du 12 juillet, par voie de presse, avant que les familles n’aient été informées. Voici ce qu’il avait déclaré :

La Mairie a formellement été informée le 22 février par la Police qu’une famille avait désigné nominativement un agent communal dans le cadre d’une plainte. En concertation avec les services de Police, la Mairie a pris le jour-même (22 février) un arrêté municipal de suspension (mesure conservatoire d’urgence) pour l’agent concerné. Ainsi, cette personne n’a plus été autorisée à retourner sur son lieu de travail à compter du 22 février, et elle n’y est plus retournée. Si nous n’avons pas communiqué sur ce dossier sensible, c’est que la discrétion de la Mairie a été expressément demandée par la Police pour assurer le bon déroulement des investigations d’une part, et d’autre part, pour ne pas exposer publiquement les jeunes enfants concernés et leur famille, et donc les protéger. Toutefois, début avril, cette affaire a été rendue publique sur les réseaux sociaux et par la presse.

Suite au classement de la plainte, le président du conseil départemental des Hauts de Seine, Georges Siffredi, a validé une procédure contre Cindy sous la forme d’une information préoccupante déclenchée par l’aide sociale à l’enfance. Le procureur en a été saisi, s’accompagnant de la crainte d’une saisine du juge des enfants. Nous connaissons tous les techniques de l’ASE qui concocte un rapport mensonger afin de priver l’autorité parentale et organiser un enlèvement d’enfant. L’autre famille qui avait porté plainte contre le même animateur semble avoir reçu des intimidation. Voilà ces deux familles que l’on veut réduire au silence !!

C’est intolérable !!



 

#Fsociety