
PORTRAITS DES AUTEURS :
Le Docteur ARIANE BILHERAN :
Ses diplômes et formations :
- Ancienne Élève del’École normale supérieure, section Lettres, promotion 1999
- Professeur certifié de Lettres Classiques (Master en Sorbonne, CAPÈS)
- Philosophe (DESS/Master Philosophie Morale & Politique, Paris IV, Université Panthéon-La Sorbonne)
- Psychologue Clinicienne (N° professionnel ADELI France: 13 93 0978 5)
- Docteur en Psychologie Clinique & Psychopathologie (PHD, Université Lyon II Lumières)
- Cursus en Psychologie Clinique & Psychopathologie (France)
- Doctorat (PhD) de psychologie clinique et psychopathologie — Université Lyon II Lumières
- Directeur: Albert CICCONE, professeur de psychopathologie à Lyon I. Félicitations du jury à l’unanimité
- Master Professionnel de psychologie clinique et psychopathologie (psychologue clinicienne) – Université Aix-Marseille I
- Double Majeure maîtrise de psychologie sociale en M1 — Université Lyon II Lumière. Mention Très Bien
- Master Recherche en psychologie clinique et psychopathologie — Université Paris VII Denis Diderot. Mention Très Bien
- Master de Lettres Classiques (Français, Latin, Grec) — Université Paris IV Panthéon — La Sorbonne. Mention Très Bien
- CAPÈS de Lettres Classiques (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré — collège)- Rang: 12ème
- Master de Philosophie morale et politique : «Formes de la Rationalité» — Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Mention Très Bien
- Ancienne Élève de l’École normale supérieure Ulm (normalienne), Major à l’écrit de français, 3ème à l’écrit de philosophie.
- Ancienne élève de l’École normale supérieure au Premier Concours (section Lettres, promotion 1999), elle a effectué en parallèle des études de Lettres Classiques (latin/grec, master en Sorbonne, et CAPÈS de Lettres Classiques), de philosophie (master de philosophie morale et politique en Sorbonne) et de psychologie clinique (2 masters: master professionnel, master recherche; doctorat de psychopathologie).
- En philosophie morale et politique, elle a travaillé sur la maladie de civilisation dans l’œuvre de Nietzsche.
- En littérature, elle a étudié l’œuvre de Flaubert et la narration historique de Polybe à travers Salammbô.
- En psychologie clinique et psychopathologie, elle s’est d’abord professionnalisée dans l’enfance maltraitée, tout en poursuivant ses recherches en psychiatrie sur la psychose adulte, avec une double approche psychanalytique et phénoménologique.
- Son doctorat de psychologie et psychopathologie clinique (université Lyon II) a porté sur le vécu du temps dans la psychose.
Son travail et ses domaines d’expertises :
Ariane Bilheran est une philosophe et est reconnue pour son expertise clinique et théorique dans différents domaines de la psychopathologie : celle du traumatisme et l’évolution du psychisme de l’enfant et de l’adolescent, celle du pouvoir comme le harcèlement, la perversion et la manipulation, celle qui s’exerce dans le milieu professionnel où elle est intervenue durant une dizaine d’années sur la détection des risques psychosociaux et le harcèlement au travail, et celle qui se manifeste à grande échelle, sur les peuples.
Ariane a commencé sa carrière dans la prise en charge clinique des enfants victimes de maltraitance. Elle a enseigné sur le sujetdu développement psychique de l’enfant et de l’adolescent à l’université Aix-Marseille I et III, et à partir de 2004, elle s’est spécialisée dans la souffrance au travail, notamment en conduisant des audits sur les risques psychosociaux. Elle a fondé en 2007 la société Sémiode, où elle a développé des méthodes d’investigation clinique sur le harcèlement, qui sont mondialement reconnues et lui ont valu l’inscription au Who’s Who Science et Who’s Who in the World depuis 2011. En plus de son activité de consultante, elle a fourni des expertises judiciaires sur des cas de harcèlement, tout en exerçant en cabinet libéral.
Elle a rédigé une cinquantaine de livres, dont certains traduits en langue étrangère, sur les thèmes, entre autres, de la psychopathologie, la paranoïa, la protection de l’enfance, le harcèlement, le totalitarisme et la manipulation. Elle a écrit de la littérature pour enfants et adultes sous forme de poésie, conte et roman.
Après avoir arrêté le suivi d’enfants en 2012 à cause des dilemmes liés aux signalements, elle donne des séminaires universitaires à l’international. Ses ouvrages sur le harcèlement et la manipulation ont été largement diffusés et cités dans des travaux universitaires, et certains sont traduits en différentes langues. Son livre Soyez solaire ! Et libérez-vous des personnalités toxiques a aussi été remarqué dans divers circuits littéraires. Formatrice et consultante, active à l’international, Ariane intervient régulièrement dans plusieurs pays, notamment en Europe et en Amérique du Sud.
Suite à un accident en 2013, elle a réorienté sa carrière, se consacrant à des conférences et à des travaux écrits. Dès avril 2020, elle a publié des articles pour dénoncer le totalitarisme sanitaire et ses impacts sur la société et les enfants.
Ariane Bilheran, une pionnière
Ariane Bilheran nous apporte un travail inédit : en s’appuyant sur ses années de recherches sur le terrain pour comprendre comment s’articulaient de façon systémique la perversion et le harcèlement à l’échelle d’un groupe, elle a théorisée le concept de : psychopathologie du totalitarisme. La période de la pandémie politique du COVID a permis à Ariane une expérimentation grandeur nature pour conceptualiser la Psychopolitique, qui désigne l’étude des équilibres et déséquilibres psychiques du pouvoir, aussi bien chez les individus que dans les groupes ou les sociétés.
Ariane a conceptualisé des phénomènes qui surviennent lorsque se manifeste le totalitarisme. Parmi ses concepts :
- Kaléidoscope idéologique
- Collectifs/groupes régressés
- Quatre piliers de civilisation
- Remparts psychiques
- Contagion délirante
- Régression psychique
- Déni du déni
- Déferlement totalitaire
En 2017, Ariane Bilheran a été la première et la seule à avoir rigoureusement décortiqué les textes de l’OMS (Les droits sexuels, les standards pour l’éducation sexuelle en Europe) dans leur exhaustivité. Elle a fait ce travail chronophage et difficile de se plonger dans les centaines de pages de ces propagandes pour en révéler le Sophisme des droits sexuels. Son travail porte sur la Psychopathologie de la pédophilie et le Totalitarisme sexuel.
Depuis 2021, Ariane Bilheran crée et anime des séminaires sur le néoplatonisme, la philosophie grecque ou bien sur le décryptage de la psychologie du pouvoir. Elle a aussi créé des cours de latin et de grec qu’elle anime par un apprentissage pas à pas. https://www.arianebilheran.com/ateliers
Ariane a une carrière professionnelle très riche et qui concerne plusieurs domaines. Afin de connaître l’intégralité de son curriculum vitae, nous vous invitons à vous rendre sur son site internetNous soutenons Ariane depuis longtemps. Nous la remercions chaleureusement de la réciproque et de sa précieuse participation à notre documentaire Viol d’enfants, à quand la fin du silence, réalisé en septembre 2020, sous forme de podcast que nous avons intégré.
Où trouver le travail d’Ariane :
Son compte X
Son site internet
Sa chaîne Youtube
Ses livres
Le Docteur RÉGIS BRUNOD :
Ses diplômes :
- Pédiatre
- Pédopsychiatre
- Ancien chef de clinique dans les deux disciplines à la Faculté de Médecine de Paris
- Ancien Privat Docent – Maître d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Lausanne
- Titulaire d’un DEA de philosophie
- Habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences de la vie et de la terre
- A beaucoup travaillé sur l’autisme
Régis Brunod a publié Cent idées pour bien comprendre bébé, Les aspects sensoriels et moteurs de l’autisme ainsi que Le médecin, le poète et l’enfant, tiré de sa thèse de médecine et primé par l’Académie française. En 2020, il a publié Préserver l’innocence des enfants.
Le Docteur Régis Brunod a rédigé des articles sur le lien d’attachement entre un bébé et sa mère. Il explique que, bien qu’essentiel durant la période néonatale, l’attachement n’est pas monolithique comme autrefois le cordon ombilical. Ce lien vital se base sur des facteurs biologiques hormonaux mais doit évoluer vers une diversification pour favoriser le développement de l’enfant et la vie de la mère. Cette diversification dépend des cultures et des structures familiales, répondant ainsi aux besoins d’attachement de manière variée. Des vignettes cliniques illustrent des échecs dans ce processus, soulignant l’importance pour les thérapeutes de considérer la diversité des modèles familiaux pour restaurer ou établir adéquatement ces liens d’attachement.
Il a toujours dénoncé les mensonges des théories de « la sexualité des enfants » en démontrant que l’enfant n’a pas les prérequis nécessaires. Nous parlerons des détails de son travail sur ce sujet, plus loin dans cet article.
LEUR LIVRE :

Pourquoi ce livre ?
Ariane et Régis se connaissent depuis longtemps et leur respect mutuel repose sur une vision commune et exigeante de leur travail sur le sujet de la protection de l’enfance. Ajoutons que, d’après ce que nous en savons, l’épouse du Dr Brunod a même eu comme professeur d’Université en orthophonie Andrée Girolami-Boulinier, la grand-mère maternelle du Dr Bilheran. Régis Brunod a rédigé un avant-propos dans L’imposture des droits sexuels d’Ariane Bilheran. Ils ont tous les deux parrain et marraine de l’organisation ONEST-Alternative. C’est tout naturellement qu’ils ont collaboré pour ce livre.
Il est important d’expliquer ce qui a motivé les docteurs Ariane Bilheran et Régis Brunod à écrire ce livre à quatre mains. Comme nous l’avons exposé dans leurs présentations, ils avaient chacun de leur côté écrit un livre sur le sujet, Ariane sur l’analyse des textes de l’OMS avec L’imposture des droits sexuels : ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial et Régis, d’un point de vue clinique et intuitif a expliqué que les textes n’étaient pas adaptés dans Préserver l’innocence des enfants. Avec Le sexe n’est pas un jeu d’enfants, leur objectif était de mutualiser leurs domaines d’expertises, leurs connaissances, d’expliquer tout le développement de l’enfant avec aussi un chapitre où ils proposent des axes de prévention. De plus, le projet de sexualisation des enfants a avancé encore plus ses pions avec la circulaire EVARS mis en place dès la maternelle depuis septembre 2025. Nous avons pu voir des pseudos pédopsychiatres plébisciter cette propagande sur les plateaux télé. Ce livre est arrivé à point nommé !
Un véritable manuel de compréhension et de défense
L’enfant se construit par étapes, et ça ne se négocie pas :
La première chose que pose le livre, et sans doute la plus fondamentale, c’est la notion de prérequis. Régis Brunod explique qu’avant qu’une fonction arrive à maturité, que ce soit la marche, le langage ou, plus tard, la sexualité, l’être humain traverse des étapes qui ne peuvent ni être sautées ni être accélérées sans conséquences.
Prenons l’exemple de la marche. Quand un bébé se déplace à quatre pattes, il ne souffre pas de ne pas encore marcher. Il ne ressent pas ce manque. Cette période lui est pleinement suffisante, elle est vécue de l’intérieur comme complète. Il en va exactement de même pour le développement affectif, émotionnel et psychique qui constitue le socle indispensable à une sexualité épanouie à l’âge adulte. On ne peut pas brûler ces étapes. Et vouloir les brûler, c’est prendre le risque de fragiliser l’édifice entier.
Ariane Bilheran a formalisé cette progression en une échelle de développement psychique en six grandes étapes.
La première, de 0 à 2 ans, est celle de la symbiose. Le bébé n’a pas encore de vie psychique indépendante. Il est une éponge émotionnelle totalement dépendante de sa mère. Non seulement pour sa survie biologique, mais pour son équilibre intérieur. Le lien qui se tisse à cet âge est avant tout sensoriel et hormonal : c’est l’ocytocine, sécrétée par la mère et le nourrisson simultanément, qui construit cet attachement primordial. Les nourrissons séparés de leur mère sont capables de reconnaître son odeur sur un simple tissu. Ce lien est irréductiblement organique. Le peau-à-peau, loin d’être un caprice parental, est une action fondatrice du développement psychique.
De 2 à 4 ans vient la préautonomie, une période aussi nécessaire qu’angoissante. L’enfant quitte progressivement la bulle fusionnelle avec sa mère et se retrouve projeté dans un monde qu’il ne maîtrise pas. Pour calmer cette angoisse, il développe des comportements que la psychologie nomme de type « pervers ». Non pas dans le sens courant du terme, mais comme des mécanismes de contrôle de l’environnement. C’est l’âge des caprices, des morsures, de l’enfant qui tire la queue du chien. Il teste son pouvoir. C’est à ce moment précis que la figure paternelle joue un rôle de médiateur irremplaçable : non pour punir, mais pour poser des limites qui rassurent.
De 4 à 7 ans survient ce que Freud a nommé le complexe d’Œdipe, qui est, précise Ariane Bilheran, l’exact inverse de ce que les médias en font habituellement. Il ne s’agit pas de l’enfant qui désire ses parents, mais du processus par lequel il apprend qu’il n’est pas tout pour eux, qu’il existe une différence des sexes, une différence des générations, et que ses désirs devront un jour se déployer hors du cercle familial. C’est la sortie de la confusion psychique. Ariane conceptualise cette période autour de quatre piliers fondateurs pour la construction psychique future : l’interdit du meurtre, l’interdit de l’inceste, la différence des générations et la différence des sexes.
Vient ensuite la période de latence (de 7 à 11 ans), au cours de laquelle l’enfant, enfin apaisé dans ses pulsions, devient capable de raisonnement logique, d’analyse et de synthèse. C’est l’âge où les mathématiques et la lecture deviennent accessibles. Ce n’est pas un hasard. Puis l’adolescence (de 12 à 18/25 ans), grande tempête nécessaire qui vient tester la solidité de la maison psychique construite jusque-là. Et enfin la résolution, vers 18-25 ans, qui marque l’accès à une véritable maturité émotionnelle, intellectuelle et psychique.
Ce que cette cartographie établit avec rigueur et précision, c’est que la pulsion sexuelle, au sens propre du terme, n’émerge qu’à la puberté, avec les hormones. Avant cela, l’enfant explore son corps comme il explore ses oreilles ou ses pieds. C’est de la sensorialité, pas de la sexualité. Confondre les deux n’est pas une erreur anodine.
Alfred Kinsey, l’OMS et le grand mensonge scientifique :
Cette confusion délibérée entre sensorialité enfantine et sexualité est au cœur des grandes directives internationales qui régissent aujourd’hui l’éducation sexuelle dans les écoles européennes, dont les séances EVARS en France.
Tout remonte au rapport Kinsey, financé par la Fondation Rockefeller dans les années 1950, et présenté comme une étude scientifique fondatrice sur la sexualité humaine. Grâce aux travaux d’investigation de Judith Reismann, une chercheuse américaine, consultante pour le ministère américain de la Justice, on sait aujourd’hui que ce rapport n’a rien de scientifique. Il repose notamment sur des données obtenues lors d’abus sur des enfants, y compris des nourrissons, en postulant que tout mouvement corporel constituait un orgasme. Ce n’est pas de la science, ce sont des crimes.
Or ce rapport a directement inspiré la création du SIECUS (Sexuality Information and Education Council of the United States) en 1964, par l’Institut Kinsey lui-même. La Fondation Playboy, cofondée par un admirateur déclaré de Kinsey, a versé des subventions importantes à cette organisation. Et c’est ce même SIECUS qui a servi de référence à l’OMS pour rédiger les Standards pour l’éducation sexuelle en Europe, ce texte qui préconise des séances d’éducation sexuelle dès l’âge de 3 ans et affirme sans sourciller que « la sexualité des enfants est beaucoup plus large que celle des adultes. »
Aucun professionnel en psychologie du développement de l’enfant n’a été consulté pour la rédaction de ce texte.
Ariane Bilheran souligne également la manière dont les travaux de Freud ont été mal traduits pour appuyer ce dogme. Freud a dit l’exact contraire de ce qu’on lui prête. Dans ses textes originaux, il promeut la pudeur, la moralité, l’importance de ne pas éveiller d’excitation prématurée chez l’enfant, et va jusqu’à émettre l’hypothèse que certaines psychoses trouvent leur origine dans des abus sexuels infantiles. Deux mots-clés allemands ont été traduits de manière erronée : Sexualtrieb, qui désigne chez Freud une pulsion identitaire liée à la séparation d’avec le corps maternel, et Geschlechtstrieb, qui renvoie à la curiosité psychique de l’enfant sur ses origines, et non à une sexualité au sens adulte du terme. Ces mauvaises traductions ont servi d’argument d’autorité pour légitimer des programmes qui provoquent une effraction psychique.
Éduquer au consentement : un paradoxe pervers
L’un des arguments les plus répandus pour justifier ces séances est la notion d' »éducation au consentement ». Elle est présentée comme une protection contre les abus. Ariane Bilheran et Régis Brunod démontrent que c’est précisément l’inverse.
Un enfant qui n’a pas la maturité psychique pour consentir ne peut pas non plus être éduqué à consentir. Lui enseigner le consentement sans qu’il en comprenne le sens, le poids et les conséquences, c’est le soumettre un conditionnement, pas une éducation. Pire encore : en introduisant la notion de consentement des mineurs, on déplace subrepticement la question de l’âge minimum en dessous duquel tout acte sexuel est un crime vers une logique où c’est à l’enfant de démontrer son refus. C’est faire peser la responsabilité sur la petite victime.
La loi française fixe à 15 ans le seuil en dessous duquel tout acte sexuel est automatiquement une agression. Au-dessus, elle fait porter une part de responsabilité sur le mineur. Mais comme le rappelle Ariane et Régis, la maturité psychique ne se décrète pas par l’âge civil. Un adolescent de 17 ans peut très bien ne pas avoir achevé son développement émotionnel. La vulnérabilité des adolescents au regard des autres, à la pression du groupe, à la manipulation affective, est précisément maximale à cet âge.
L’ouvrage cite le livre de Maître Virginie Ajaùro-Recchia, avocate, intitulé « Protéger les mineurs de l’idéologie totalitaire. « Education sexuelle » et changement de moeurs », préfacé par Ariane Bilheran. Dans lequel elle démontre que ces séances sont illégales au regard du droit international : elles violent le principe de l’autorité parentale reconnu par la Convention internationale des droits de l’enfant, le droit fondamental à la vie privée et familiale, et l’article 2 du protocole additionnel de la Cour européenne des droits de l’homme, qui interdit aux États d’endoctriner les enfants ou d’exalter leur sexualité.
Ce dont les enfants ont vraiment besoin :
Régis Brunod et Ariane Bilheran ne se contentent pas de dénoncer. Ils proposent une vision positive et étayée de ce qui favorise réellement un développement harmonieux, et, in fine, une sexualité épanouie à l’âge adulte.
Ce dont l’enfant a besoin, c’est de sécurité affective. D’un attachement de qualité, forgé dès les premières heures de vie dans la chaleur du peau-à-peau, dans la capacité de l’adulte à interpréter ses besoins, à tolérer sa frustration sans l’écraser. Ce dont il a besoin, c’est d’imaginaire — de la pensée magique, du jeu, de la poésie, de la beauté. Ces n’est pas de la naïveté parentale que de préserver l’innocence d’un enfant, c’est une nécessité psychique. Le père qui, dans le film La vie est belle, protège son fils de l’horreur du camp en lui racontant une tout autre histoire, fait exactement ce que la psychologie du développement recommande : adapter le récit à la psyché de l’enfant.
Ce dont l’enfant a besoin, enfin, c’est de limites bienveillantes. Non par autoritarisme, mais parce que l’absence de cadre génère l’insécurité. Quand un enfant dit « je t’aime plus » parce qu’on lui a dit non, ce n’est pas la preuve qu’on a eu tort, c’est souvent la preuve qu’on a eu raison.
L’accélération artificielle du développement de l’enfant ne produit aucun bénéfice. Elle produit des enfants qui perdent confiance en l’adulte, et qui peuvent développer des états dépressifs. Forcer un enfant à marcher trop tôt le fait tomber plus souvent. Forcer un enfant à accéder à une représentation sexuelle de lui-même avant que son psychisme soit prêt, c’est provoquer une dissociation, un traumatisme, parfois irréversible.
« Le sexe n’est pas un jeu d’enfants » , un livre d’utilité publique !
Ce livre est inconfortable car il remet en cause des institutions réputées indiscutables : l’OMS, le planning familial international, et des programmes scolaires officiels. Il rapporte des cas d’enfants pris en charge par des psychologues à la suite de traumatismes causés par ces mêmes séances.
Des adultes, par idéologie ou par ignorance, leur imposent une représentation d’eux-mêmes qu’ils ne peuvent pas intégrer. Et la gravité du traumatisme psychique qui en résulte n’est pas réparable à coups de séances de soutien psychologique, quelle qu’en soit la qualité.
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